Allocation de Solidarité aux Personnes Âgées (ASPA)

Cette demande se fait sur un imprimé spécifique et disponible dans les Agences RETRAITE.

Les conditions sont :

  • Etre retraité(e) du Régime Général de la Sécurité Sociale ou ouvrir droit à la Majoration pour Conjoint à charge du Régime Général de la Sécurité Sociale, à noter :
  1. la retraite progressive ne permet pas de bénéficier de cette Allocation ;
  2. le concubin ou le partenaire PACS doit déposer pour lui-même, s’il le souhaite, une demande d’Allocation.
  •  Avoir obtenu ou demandé la totalité des avantages vieillesse auxquels l’assuré, et le cas échéant le conjoint, partenaire PACS, peut prétendre.
  • Avoir 65 ans ou avoir entre 60 et 65 ans et :
  1. soit être reconnu(e) inapte au travail (ou invalide ou déjà bénéficiaire de l’Allocation Supplémentaire d’Invalidité) ;
  2. soit être titulaire d’une retraite au titre de déporté ou interné politique ou résistant ou ancien combattant ou prisonnier de guerre ou mère de famille ouvrière.
  • Résider en France ou dans un Département d’Outre Mer.
  • Avoir des ressources inférieures à un plafond (à titre indicatif, en 2010, le plafond est fixé à : 8507,49 € par an pour une personne seule et 13 889,62 € pour un couple (marié, concubin, partenaire PACS).
…/…
  •  Si le demandeur vit seul, il doit déclarer les ressources perçues en France et/ou à l’Etranger ;
  • Si le demandeur vit en couple, (suite à mariage, PACS ou concubinage) il doit déclarer ses ressources et celles de son conjoint, concubin(e), partenaire PACS perçues en France et/ou l’Etranger, car les ressources du ménage sont retenues.

Le demandeur doit faire connaître à la Caisse les ressources dont le ménage dispose mois par mois pour les trois derniers mois précédant sa demande. Par exemple : la demande est déposée en avril 2010, les ressources du ménage à indiquer sont celles de janvier, février et mars 2010).

En règle générale, les ressources seront examinées pour les trois mois déclarés. Toutefois, si cet examen aboutit au rejet de la demande, la Caisse appréciera les ressources du demandeur sur une période de 12 mois.

 Sont à déclarer :

  • les salaires et gains assimilés (tels que commissions, rémunérations, vacations, gratifications) ;

  • les revenus professionnels non salariaux retenus par l’Administration Fiscale ;

  • les indemnités journalières payées par la Caisse d’Assurance Maladie ;

  • les pensions retraite, rentes, tous régimes de base et complémentaires, personnelles et de réversion (y compris la majoration pension de réversion).

En ce qui concerne ces pensions, sont à déclarer pour le demandeur, son conjoint, concubin(e) ou partenaire PACS, les pensions dont ils sont titulaires ou ont fait la demande auprès de :

  1. Régime Général de la Sécurité Sociale ;
  2. Régime de Retraite de non salariés (Artisans, Commerçants, Industriels, Professions Libérales) ;
  3. Régime de Retraite Agricole (Salariés, exploitants) ;
  4. Régimes Spéciaux de Retraite (Fonction Publique, Agents des Collectivités, etc…) ;
  5. Régimes étrangers, même si la prestation due n’est pas versée ;
  6. Organisations Internationales

ainsi que les pensions d’Invalidité, Rente, Accident du Travail, Pension de Veuve de guerre, etc…

Pour les demandes encore à l’étude, inscrire « en cours » dans la colonne « Montant » de l’imprimé de demande d’A.S.P.A.

  …/…

  • Allocations diverses : Allocation Spéciale ou d’Aide Sociale, l’Allocation Amiante, le RMI ou le RSA, l’Allocation aux Adultes Handicapés, etc…
  • Autres revenus : les Prestations Compensatoires suite à un divorce, Rentes viagères issues d’un Contrat d’Assurance Vie ou d’une Rentre en Viager, les revenus de la mise en gérance d’un commerce ou d’un fonds artisanal, les avantages en nature (versés sous forme d’une Indemnité compensatrice dont il faut préciser le montant), etc…
  • Des loyers perçus ne sont pas à déclarer car ils seront estimés forfaitairement à partir des biens immobiliers : il en est de même des revenus des biens immobiliers.
  • BIENS IMMOBILIERS : (maisons, appartements, immeubles et terrains) y compris ceux mis en location dont les époux sont propriétaires ou ont l’usufruit ou ont fait donation à l’exclusion de l’habitation principale et des bâtiments d’exploitation agricole.

Si les biens sont indivis, en copropriété, en nue-propriété ou en usufruit, il faut en indiquer la valeur totale, la part du demandeur et/ou celle du conjoint, concubin(e) ou partenaire PACS.

Si le demandeur et/ou son conjoint, concubin(e) ou partenaire PACS sont commerçant(s), artisan(s) ou exploitant(s) agricole(s) en activité, il faut en préciser la valeur du Fonds et, le cas échéant, la valeur des murs.

Les biens immobiliers dont le demandeur, son conjoint, concubin(e) ou partenaire PACS sont propriétaires ou ont l’usufruit ou ont fait donation (placement d’argent, actions, avoirs tels que SICAV, Bons du Trésor, comptes rémunérés, titres, actions, obligations, indemnités de départ attribuées à certains artisans, commerçants, exploitants agricoles, le capital non réinvesti de la vente d’un bien, etc…)

 …/…

POINT DE DEPART DE L’ALLOCATION

  • A la même date que la retraite si la demande est déposée en même temps que la demande de Retraite ou dans les trois mois qui suivent la date de notification de la Retraite.
  • au premier jour du mois qui suit la date de réception de la demande de l’Allocation.

EN CAS DE PAIEMENT DE L’ALLOCATION EN MEME TEMPS QUE LA RETRAITE, le bénéficiaire est tenu de signaler à la C.G.S.S. tout changement de la résidence ou survenu dans ses ressources ou dans sa situation familiale.

Important : L’A.S.P.A. est une prestation non contributive ! C‘est-à-dire sans rapport avec des cotisations versées par le bénéficiaire à son régime de retraite. IL S’AGIT D’UNE AIDE et à ce titre, les sommes payées seront récupérées sur la partie des successions dépassant trente neuf mille Euros (39 000 €).

C’est la raison pour laquelle, la C.G.S.S. demandera au moment de la demande en garantie l’INSCRIPTION D’UNE HYPOTHEQUE si la valeur des biens immobiliers du demandeur excède ce montant au moment de l’attribution de l’Allocations.

Exemple 1 :

ACTIF NET SUCCESSORAL ……… ………….. 40 000 €

ARRERAGES VERSES AU TITRE DE L’ASPA…. 30 000 €

TITRE DE L’ASPA :

         Partie de l’Actif Net : 40 000 – 39 000 € = 1 000 €

Le montant du recours sur la succession sera de 1 000 €

Exemple 2 :

ACTIF NET SUCCESSORAL ……… ………….. 43 000 €

ARRERAGES VERSES AU TITRE DE L’ASPA…. 30 000 €

TITRE DE L’ASPA :

         Partie de l’Actif Net : 43 000 – 39 000 € = 4 000 €

Le montant du recours sur la succession sera de 4 000 €

 …/…

QUELS SONT LES JUSTIFICATIFS A JOINDRE A LA DEMANDE ?

 l’original ou une photocopie lisible du :

  • dernier avis d’Impôt sur le Revenu (et en cas de concubinage, une photocopie du dernier avis d’Imposition de ce dernier) ;

  • 2 justificatifs prouvant la résidence du demandeur en Métropole ou dans un Département d’Outre Mer, tels que :

    Ø quittance de loyer,

    Ø factures d’eau, d’électricité, téléphone, attestation du Maire.

ATTENTION : La C.G.S.S. sera amenée à contrôler régulièrement la réalité de la Résidence du bénéficiaire en France.

  • En cas de titre de séjour et/ou celui du conjoint, en cas de résidence en France du bénéficiaire ou de son conjoint de nationalité étrangère (sauf ressortissant de l’Union Européenne, de l’Islande, du Liechtenstein, de la Norvège ou de la Suisse).


Chanson : L’indifférence, de Gilbert Bécaud

Article mis à jour le 30 décembre 2011

Les mauvais coups, les lâchetés

Quelle importance
Laisse-moi te dire
Laisse-moi te dire et te redire ce que tu sais
Ce qui détruit le monde c’est :
L’indifférence

Elle a rompu et corrompu
Même l’enfance
Un homme marche
Un homme marche, tombe, crève dans la rue
Eh bien personne ne l’a vu
L’indifférence

L’indifférence
Elle te tue à petits coups
L’indifférence
Tu es l’agneau, elle est le loup
L’indifférence
Un peu de haine, un peu d’amour
Mais quelque chose
L’indifférence
Chez toi tu n’es qu’un inconnu
L’indifférence
Tes enfants ne te parlent plus
L’indifférence
Tes vieux n’écoutent même plus
Quand tu leur causes

Vous vous aimez et vous avez
Un lit qui danse
Mais elle guette
Elle vous guette et joue au chat à la souris
Mon jour viendra qu’elle se dit
L’indifférence

L’indifférence
Elle te tue à petits coups
L’indifférence
Tu es l’agneau, elle est le loup
L’indifférence
Un peu de haine, un peu d’amour
Mais quelque chose

L’indifférence
Tu es cocu et tu t’en fous
L’indifférence
Elle fait ses petits dans la boue
L’indifférence
Y a plus de haine, y a plus d’amour
Y a plus grand-chose

L’indifférence
Avant qu’on en soit tous crevés
D’indifférence
Je voudrai la voir crucifier
L’indifférence
Qu’elle serait belle écartelée
L’indifférence

Chanson : La vie commence à 60 ans, de Tino Rossi

Comme autre fois nous l’avons été
La jeunesse est pressée
Elle a ses problèmes et ses soucis
Nous les avions aussi
L’existence est une affaire de patience
Où chaque âge a ses plaisirs
Où il faut savoir vieillir
Avec le sourire

REFRAIN

La vie commence à soixante ans
Quand on la connaît mieux qu’avant
Et que l’on a appris par coeur
Tous les raccourcis du bonheur
La vie commence à soixante ans
Quand on peut prendre enfin le temps
De répondre aux questions qu’on pose
De s’approcher plus près des choses

REFRAIN

de plus près des choses
La vie commence à soixante ans
Quand on se réveille en chantant
Avec une voix toute neuve
Et un moral à toute épreuve
Quand on a encore tout à faire
Gratter ses roses être grand-père
Chaque instant est un commencement
La vie commence à soixante ans
La vie commence à soixante ans

Comme autrefois nous l’avons été
La jeunesse est pressée
Elle a ses problèmes et ses soucis
Nous les avions aussi
L’existence est une affaire de patience
Où chaque âge a ses plaisirs
Où il faut savoir vieillir
Avec le sourire

Refrain
La vie commence à soixante ans
Quand on la connaît mieux qu’avant
Et que l’on a appris par coeur
Tous les raccourcis du bonheur

La vie commence à soixante ans
Quand on peut prendre enfin le temps
De répondre aux questions qu’on pose
De s’approcher plus près des choses

Les filles sont compliquées de nos jours
Elles le seront toujours
Toutes celles que j’ai connues dans le temps
M’en ont fait voir autant
Puis un jour un jour vient le grand amour
On fait le chemin à deux
Et la tendresse peu à peu
Nous rend plus heureux car…

Refrain
La vie commence à soixante ans
Quand on se réveille en chantant
Avec une voix toute neuve
Et un moral à toute épreuve

Quand on a encore tout à faire
Gratter ses roses être grand-père
Chaque instant est un commencement
La vie commence à soixante ans
La vie commence à soixante ans la la…

Chanson : Maintenant je sais, de Jean Gabin

Article mis à jour le 03 janvier 2012

Quand j’étais petit, haut comme trois pommes
Je parlais bien fort… pour être un homme
Je disais: « Je sais, je sais… je sais »
C’était le début, c’était le printemps
Et quand j’ai eu mes dix-huit ans
J’ai dit: « Je sais… ça y est, cette fois, je sais »

Et aujourd’hui, des jours, je me retourne
Je regarde la terre, où j’ai quand même fait les cent pas
Et je sais toujours pas comment elle tourne
Vers vingt-cinq ans, je savais tout
L’amour, les roses, la vie, les sous
Ben oui! L’amour… j’en avais fait tout le tour
Mais heureusement, comme les copains
J’avais pas mangé tout mon pain
Au milieu de ma vie… J’ai encore appris
Ce que j’ai appris?… ça tient en trois-quatre mots

Le jour où quelqu’un vous aime… il fait très beau
Je peux pas mieux dire… il fait très beau
C’est encore ce qui m’étonne dans la vie
Moi qui suis à l’automne de ma vie
On oublie tant de soirs de tristesse
Mais jamais un matin de tendresse
Toute ma jeunesse, j’ai voulu dire: « Je sais »

Seulement, plus je cherchais et puis moins je savais
Y’a cinquante coups qui ont sonnés à l’horloge
Je suis encore à ma fenêtre, je regarde et je m’interroge
Maintenant, je sais… Je sais qu’on ne sait jamais

La vie, l’amour, l’argent, les amis et les roses
On ne sait jamais le bruit, ni la couleur des choses
C’est tout ce que je sais… mais ça je le sais!

Chanson : Ma France, de Jean Ferrat

Article mis à jour le 30 décembre 2011

De plaines en forêts de vallons en collines
Du printemps qui va naître à tes mortes saisons
De ce que j’ai vécu à ce que j’imagine
Je n’en finirai pas d’écrire ta chanson
Ma France

Au grand soleil d’été qui courbe la Provence
Des genêts de Bretagne aux bruyères d’Ardèche
Quelque chose dans l’air a cette transparence
Et ce goût du bonheur qui rend ma lèvre sèche
Ma France

Cet air de liberté au-delà des frontières
Aux peuples étrangers qui donnait le vertige
Et dont vous usurpez aujourd’hui le prestige
Elle répond toujours du nom de Robespierre
Ma France

Celle du vieil Hugo tonnant de son exil
Des enfants de cinq ans travaillant dans les mines
Celle qui construisit de ses mains vos usines
Celle dont monsieur Thiers a dit qu’on la fusille
Ma France

Picasso tient le monde au bout de sa palette
Des lèvres d’Éluard s’envolent des colombes
Ils n’en finissent pas tes artistes prophètes
De dire qu’il est temps que le malheur succombe
Ma France

Leurs voix se multiplient à n’en plus faire qu’une
Celle qui paie toujours vos crimes vos erreurs
En remplissant l’histoire et ses fosses communes
Que je chante à jamais celle des travailleurs
Ma France

Celle qui ne possède en or que ses nuits blanches
Pour la lutte obstinée de ce temps quotidien
Du journal que l’on vend le matin d’un dimanche
A l’affiche qu’on colle au mur du lendemain
Ma France

Qu’elle monte des mines descende des collines
Celle qui chante en moi la belle la rebelle
Elle tient l’avenir, serré dans ses mains fines
Celle de trente-six à soixante-huit chandelles
Ma France

La dégradation de l’accès aux soins de santé se poursuit …

D’année en année l’accès aux soins de santé des français se rétracte progressivement, et ceci pour diverses raisons mais principalement le coût des consultations, l’éloignement du cabinet médical (lié aux zones sous dotées) ou encore la difficulté de prise de rendez-vous dans un délai raisonnable (encore lié aux zones sous dotées). Ces observations sont valables aussi bien pour une consultation chez un généraliste que chez un spécialiste. Mais nous verrons que les difficultés rencontrées sont plus sévères lorsqu’il s’agit d’aller voir un spécialiste qu’un généraliste.

Ainsi en 2007, dans une enquête IPSOS commandé par « Le collectif interassociatif sur la santé« , les sondés révélaient à :

  • 32% avoir dû renoncer une ou plusieurs fois à une visite chez un spécialiste à cause de délais de rendez-vous trop long, 9% à cause de l’éloignement et 13% à cause du coût.
  • 23% avoir dû renoncer une ou plusieurs fois à une visite chez un généraliste à cause de délais de rendez-vous trop long, 6% à cause de l’éloignement et 5% à cause du coût.

En 2008, via une enquête IPSOS commandée par le Secours Populaire, les sondés révélaient à :

  • 13% avoir dû renoncer une ou plusieurs fois à une visite chez un spécialiste à cause de l’éloignement et 24% à cause du coût.
  • 9% avoir dû renoncer une ou plusieurs fois à une visite chez un généraliste à cause de l’éloignement géographique, et 14% à cause du coût.

En 2010, c’est le CSA qui effectue un sondage en posant la question « au cours de l’année écoulée, vous est-il arrivé de renoncer ou de reporter des soins médicaux pour vous ou un membre de votre foyer, en raison de difficultés financières ? ». La réponse fut positive à 23%

En Septembre 2011, après une autre enquête du CSA commandée par Europ Assistance, et avec toujours cette même question, la réponse fut positive à 29%. Pire que les Etats-Unis (25%), L’Italie (19%), l’Allemagne (15%), l’Autriche (10%), le Royaume Uni (6%), ou encore la Suède (5%).

Toutefois, les chiffres communiqués par d’autres sondages IPSOS en 2011 s’avèrent être encore plus pessimistes :

– en Avril 2011 lors d’une enquête IPSOS commandée par Comfluence et la Fédération de l’Hospitalisation Privée, 39% des sondés affirmaient avoir dû renoncer à des soins de santé en raison de leur coût. Pour les ménages les moins aisés (moins de 1200€ mensuel), ce taux augmente à 52% !

– Lors d’une enquête IPSOS du 29 septembre au 4 Octobre 2011, commandée par le cabinet Jalma, 58% des sondés affirmaient avoir dû renoncer à des soins chez un médecin spécialiste, à cause de la difficulté d’obtenir un rendez-vous dans un délai rapide. Ils ont répondu positivement à 38% pour la même question, mais chez un généraliste. Concernant l’aspect financier, 37% ont renoncé cette année à une visite chez un spécialiste en raison du coût, et 18% chez un généraliste. Lors de cette même enquête, les sondés affirmaient à 28% avoir renoncé à un rendez-vous de santé à cause de l’éloignement géographique.

En reprenant tous ces sondages IPSOS, et en les répercutant sur un graphique selon qu’il s’agisse de médecin généraliste ou alors de médecin spécialiste, voici une synthèse visuelle de l’évolution croissante du sacrifice que les français sont contraint de faire sur leur santé, selon les divers motifs évoqués précédemment :

  

sources : 

http://www.ipsos.fr/ipsos-marketing/sondages/l%E2%80%99acces-aux-soins-et-aux-professionnels-sante

http://www.ipsos.fr/ipsos-public-affairs/actualites/francais-et-pauvrete

http://lci.tf1.fr/science/sante/un-francais-sur-trois-renonce-a-se-soigner-faute-de-moyens-6739772.html

http://www.ipsos.fr/ipsos-public-affairs/actualites/2011-07-12-francais-et-systeme-sante

http://www.leparisien.fr/laparisienne/sante/plus-de-la-moitie-des-francais-affirme-avoir-renonce-a-des-soins-en-raison-de-delais-trop-longs-14-11-2011-1721076.php

http://www.letelegramme.com/ig/generales/france-monde/france/medecins-specialistes-58-ont-renonce-a-cause-des-delais-13-11-2011-1497696.php

La semaine bleue et la réalité des personnes âgées.

Les personnes âgées ont tous les ans durant la semaine bleue, des animations, des danses. Durant cette période toutes les villes leur offrent des repas, des bals, des sorties, des stands ou ils peuvent avoir des informations relatives à la santé, à leurs droits.

Mais cela suffit-il a les rassurer ? L’Etat et toutes les collectivités choisissent t-ils bien les bonnes priorités ?
Beaucoup d’élus, et de responsables administratifs prennent la parole devant eux lors de ces festivités.

Mais eux les personnes âgées, les retraités, ceux ayant plus de 60 ans, et les plus de 50 ans a qui les employeurs refusent un emploi sous prétexte que « vous êtes trop vieux, vous nous coûtez trop cher, ont préfère employer des jeunes, car on a des aides de l’Etat » ils ont l’ASS, le même tarif que pour les RMISTES.

L’Etat et les collectivités refusent de trouver un moyens de récompenser ceux qui on déjà beaucoup de trimestres mais pas l’âge pour la retraite.

Les retraités sont souvent des exclus

Les retraités sont souvent des exclus, avec surtout de très petites retraites, bien souvent moins de 100€ a 500€.

Qui plus est, tous non pas les mêmes difficultés. Il y a ceux qui habitent en HLM immeuble, qui sont locataires et ont à payer le loyer, les diverses charges, les divers impôts et qui souffrent par ailleurs de l’isolement.

De ceux-là s’en occupe t-on assez ? Ne faudrait-il pas être davantage à leur écoute tout au long de l’année plutôt qu’une fois par an ? Ne faudrait-il pas briser leur solitude et répondre aux difficultés administratives qu’elles rencontrent ?

Par ailleurs les frais de soins sont tellement chers que certains d’entre eux ne peuvent plus prétendre se soigner.

Quand à ceux qui ont la chance ou la malchance d’avoir leur petite case, ceux-la on les punit. Ex : des retraités agricoles ou du privé qui n’ont que 500 € de retraite, mais que certaines communes du Sud leur font payer très cher la taxe foncière, 1000 € voir 1500 € ! Deux à trois mois de leur retraite qui partent pour la commune, sans compter une taxe d’ordure ménagère très élevée.

Un numéro vert pour les personnes âgées

Nous, les personnes âgées, nous demandons un n° vert afin que nous puissions contacter toutes les administrations si besoin était et nous éviter ainsi de nous déplacer. A l’heure actuelle un tel service n’existe pas réellement, car les administrations et services sociaux sont la plupart du temps injoignables.

Nous demandons une CMU spécialement adapté pour les personnes âgées, et que l’Etat revoit les plafonds en ce qui les concerne.

Du fait des mutuelles santés trop chères et d’un plafond fixé par l’Etat, beaucoup n’ont plus de couverture santé et bien qu’étant malade se refusent de voir un médecin et ne font pas l’objet de préventions.

L’épicerie sociale, que certaines communes ont installé, n’ouvre pas forcément droit d’accès aux personnes âgées. Nous demandons que les dossiers soient simplifiés pour celles-ci. En effet, tous ceux qui ont moins de 600 € devraient y avoir droit.

Mais ce que nous réclamons le plus, c’est surtout plus d’écoute de la part des élus. Pas seulement lors des élections, ou une fois dans l’année lors de ces semaines bleues, mais tout au long de l’année.

Revendications des personnes âgées et retraités les plus pauvres

Après mon passage sur une chaîne de télévision réunionnaise, j’ai été frustré de ne pas avoir pu dire à l’antenne tout ce que j’avais prévu. Avec ce Blog, j’ai d’avantage de liberté. et j’aimerai partager ce que je pense connaître des difficultés dont les personnes âgées se plaignent le plus souvent. Quels sont leurs Revendications ? Que demandent ils le plus souvent ? Etant quotidiennement à leur écoute, je prend note de tout ce qu’ils me disent.

En tout premier lieu, je veux parler de la maltraitance des personnes âgées. Celle-ci est bien souvent plus financière que physique. Ils sont en effet victimes de personnes malhonnêtes, non seulement de personnes extérieures mais aussi de la part de leur propre famille et proches. Ces escrocs minables s’attaquent toujours aux plus faibles, et leur tâche est d’autant plus facilité lorsque ces personnes âgées ont été abandonnés par la société et leurs proches.

Ensuite il y a bien sûr l’insécurité face à la délinquance. Les personnes âgés font parfois l’objet de menaces.

Concernant l’aspect économique, il y a tant à dire :

– Par exemple l’allocation de solidarité aux personnes âgées(ASPA) qui est remboursable sur la succession si celle-ci dépasse 39 000 €, nous demandons que ce plafond soit revu a 900 000 €, car il faut tenir compte de la cherté du foncier a la Réunion, et du fait que beaucoup de personnes âgées refusent de demander cette allocations par peur que leurs enfants se doivent de rembourser après leur mort.

– Tous les médias et l’Etat nous annoncent des chiffres différents sur le revenu minimum vieillesse : 650 pour ou 740€. Pourquoi ne parle t-on jamais de tous ceux qui n’ont que de 30€ à 500€ ? L’exemple typique sont les retraités agricole, mais aussi tous ceux qui ont travaillé en étant non déclaré car il arrive souvent que ce soient les employeurs, de tous corps de métier, qui ne voulait pas les déclarer : des professeurs, des gendarmes, des juges, des procureurs, des fonctionnaires des caisses, des élus, etc. Beaucoup d’employeurs ont profité de ce système et c’est ce qui fait que l’on trouve tant de personnes âgées sans retraite. Doit-on alors laisser cette charge à leurs seuls enfants, et qu’ils payent pour tous ceux qui ont exploités ? Non, c’est une injustice sociale ! Il est normal que chacun bénéficie d’une retraite décente, que la totalité des revenus ne soit pas inférieur à 800€.

– Nous demandons également une CMU spéciale personnes âgées et pour tous les retraités. Fixer un plafond raisonnable, disons à 1100€. Malgré la mise en place du chèque santé et du chèque d’aide a la mutualisation (d’un montant de 500€), les mutuelles santés leurs demandent toujours plus.

– Le droit a une aide logement de la CAF plus importante pour tous les locataire âgés de plus de 50 ans en favorisant bien sûr surtout les retraités pauvres.

– Il faut lancer une étude de toutes les charges des retraités et que soit étudié par exemple la question de ces impôts si chers dont doivent s’acquitter les plus modestes comme la taxe foncière.

Un autre point important, est celui de l’aspect sanitaire. Hormis la nécessité d’un accès aux soins gratuits pour les plus pauvres, d’autres remarques doivent être énoncées. L’île de La Réunion est en manque de médecins spécialistes, ce qui allonge considérablement les listes d’attentes pour les rendez-vous. Les spécialistes sont pourtant souvent là pour des pathologies relativement graves, et la maladie, elle, n’attend pas ! Nous demandons aussi un meilleur accueil aux urgences des hôpitaux; les animaux sont mieux traités !

Le transport publique doit être amélioré. Il manque encore beaucoup de bus dans trop d’endroits, même dans des grandes villes comme Le Tampon ou encore St Pierre. Ceux qui n’ont pas de voitures sont les victimes des élus qui n’ont rien d’autre à faire que de toucher leur gros salaire …

La mise en place de l’euro a été catastrophique pour tout le monde et a contribué à rendre les pauvres encore plus pauvres. Que les hommes politiques entendent nos voix, celle des personnes âgées. Tous sont unanime : l’euro nous a mis dans la plus grande des misères. Aucun contrôle n’avait été mis en place envers les marchands, bazardiers, et la grande distribution pour encadrer ce changement monétaire. A présent les abus sont déjà fortement ancrés et notre pouvoir d’achat s’est rétracté.

Pour finir, je revendique l’instauration d’un numéro vert pour centraliser toutes les demandes des personnes âgées, ainsi que la création de lieux d’écoute, qu’ils soient associatifs ou nationaux. Que la parole soit donnée aux personnes âgées et surtout qu’elles ne soient plus en manque d’information sur leurs droits.

L’association Solidarité Inter Génération

Association Solidarité-Inter-GéénrationParce que ce combat n’est pas seulement le mien, mais aussi celui de toutes les personnes âgées, de ceux en devenir qui finiront par rencontrer ces problèmes, des enfants, amis ou proches qui souhaitent une qualité de vie meilleure pour leur parents et grand parents, parce que finalement ce combat devrait être celui de la société toute entière, rejoignez l’association. L’union fait la force et la mutualisation des idées ne peut que nous être favorables à tous.

Alors que Sarkozy se réjouissait lors du conseil national de l’UMP en juillet 2008 qu’à présent les grèves passent inaperçus, il devient clair, pour ceux qui n’avait pas encore pris conscience de l’inutilité de ces manifestations pacifiques, que le travail doit se jouer directement auprès des élus pour qui la sanction se traduit irrémédiablement au niveau des urnes. L’association a ainsi établit un vaste réseau de contacts à la fois local et national, pour soumettre et participer à des projets de lois défendant toutes ces causes.