Les médias trop aidés

 

Sur le fond connaissez-vous les avantages fiscaux des journalistes puisque c’est sur ce point que vous m’accrochez.

En France, les 36 823 titulaires d’une carte de presse bénéficient d’un abattement fiscal de 7 650 euros. Ce cadeau date de 1934. À l’époque, les journalistes, au même titre qu’une centaine de professions, bénéficiaient d’un abattement de 30 %, destiné à couvrir les frais inhérents à leur fonction.

En 1996, la droite  (Juppé ) avait supprimé cet avantage pour toutes les professions concernées.

Mais en 1998, le gouvernement de gauche  (Jospin )décida de rétablir l’abattement  forfaitaire de 7 650 euros pour les seuls journalistes ! Un privilège fiscal qui, aux dires de la Cour des comptes, coûte 60 millions d’euros aux contribuables français.

Tout le monde admet que l’argument des frais professionnels ne tient plus. Lorsqu’un journaliste fait une note de frais pour écrire un article, il est remboursé par l’organe de presse qui l’emploie. Les titulaires de la carte de presse cumulent donc les remboursements effectués par leur entreprise et la ristourne fiscale octroyée par l’État.

L’article 81 du code général des impôts précise en plus que les frais professionnels d’un journaliste ne peuvent faire l’objet d’aucun contrôle fiscal.  Cela en vertu  du principe  d’impunité  journalistique  qui  dans notre pays pèse plus lord que le principe  de séparation  des pouvoirs

Soyons concrets :

Selon le simulateur officiel du site Internet de Bercy, un journaliste célibataire sans enfant percevant 2 000 euros net par mois, soit 26 000 euros par an (treizième mois compris), paiera 973 euros d’impôt. Un salarié lambda percevant rigoureusement le même revenu devra s’acquitter d’un impôt annuel de 1 937 euros. Soit plus du double.

J’ai  été violemment  accroché  par  un intervenant  anonyme  sur le  site  de Zinfos974  ,  goochiste qui  mène la garde   sur ce site sous le  ridicule pseudo  de  “A mon avis “.

J’indiquais  dans une contribution versée  au débat   que les journalistes étaient  les privilégiés du  système  et étaient  soignés par la gauche .

Si cela  vous intéresse  je  me permets  de  vous soumettre  une petite  note  la  dessus , attestée par le raport de la  Cour des  Comptes de juillet   2013.

Le Syndicat national des journalistes justifie ce cadeau fiscal par la baisse du pouvoir d’achat des journalistes… Pourtant, les chiffres communiqués par la profession démontrent que les revenus des journalistes se situent au-dessus des revenus moyens des Français : 2 257 euros brut par mois pour un pigiste, 2 507 pour un CDD et 3 790 euros pour un journaliste en CDI. En 2013, le Sénat avait essayé de n’attribuer cette niche fiscale qu’aux journalistes les plus modestes. Sans succès. L’amendement n’était pas passé.

Et c’est pas  tout . Voyons du  coté des entreprises de presse  qui  emploient ces malheureux  journalistes .

Alors que la loi du 29 décembre 1976 relative au régime fiscal de la presse avait mis fin à ces exonérations et introduit un taux de TVA différencié, de 2,1 % pour les quotidiens et publications assimilées et de  4 % pour les autres publications agréées, une loi du 27 décembre 1977 est venue peu après étendre le bénéfice du taux de 2,1 % aux hebdomadaires politiques nationaux et la loi de finances pour 1989 à l’ensemble des publications agréées. Votre  copain E Pleynel  a  étendu le  17 février  2014 cet  avantage   à la presse  numérique  et  donc  à Zinfos  qui  nous accueille . Quand je parle  de Médiapart  ,  je  parle  en fait  de notre parlement puisque  c’est  désormais   à peu  près la même  chose . C’est  au  Canard et  à Médiapart  que  se  votent  nos  lois !

Et ce n’est pas encore tout !

L’article 1458 du code général des impôts, prévoit l’exonération de contribution économique territoriale (CET) pour toutes les publications de presse, les sociétés coopératives de messageries de presse et les sociétés dont le capital est détenu majoritairement par des sociétés coopératives de messageries de presse qui leur confient l’exécution d’opérations de groupage et de distribution, les agences de  presse ainsi que, depuis le 1er janvier 1995, les correspondants locaux de presse régionale ou départementale. Les services de presse en ligne reconnus par la commission paritaire des publications et des agences de presse sont également exonérés de CET.

Quand on ajoute à cela les 394,70 millions d’euros d’aide directe  à la presse, il ne reste plus qu’une chose à faire : remercier le contribuable français pour sa générosité…

Bon on va me répliquer  qu’ici à La  Réunion  le  taux  de  TVA  est  à  8,5 % et  non pas 20% et que  l’avantage est  moindre  . Mais il faut  considérer  que  c’est  en fait  tout le  système  qui est  subventionné  du “grossiste”  parisien en information jusqu’au  détaillant .

Et quand l’affaire  Fillon sera  éteinte  je  vous dirai  comment  quand  on est  journaliste   on fait payer  par  son employeur sa  voiture   , son  ordinateur  , son appareil  photo  , son abonnement téléphonique ,  ses repas  et une bonne partie  de son train de  vie en somme   . De l’abus  de  bien  sociaux institutionnalisé   en somme . Je ne suis pas certain que  Tillier du JIR  me  donne deux pages  de  son  journal  pour en parler   et c’est pour ça  que je  vous enquiquine avec le présent message.

Et vous   quel est  votre avis la  dessus  .

 

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